Emilie Fasquelle, artiste brestoise à l’assaut des murs du Lycée Vauban !

Mise à jour mercredi 11 mai 2022

Emilie, street artiste, a travaillé avec les élèves de deux classes de 2nde autour du thème des discriminations. Le fruit de ce travail est sur nos murs !

Des femmes s’affichent
dans le couloir du bâtiment H...


De gauche à droite :

Marie Curie :

Quand un journaliste lui pose la question suivante :
 Qu’est-ce que cela fait d’avoir épousé un génie ?
Elle répond :
 Allez donc demander à mon mari !
Elle a en effet obtenu deux prix Nobel :
 Celui de physique en 1903
 Celui de chimie en 1911
Pierre Curie n’en a, en effet, reçu qu’un seul…

Elle est la première femme à en avoir obtenu un et la seule femme à s’en voir attribuer deux.
La future Marie Curie naît Maria Sklodowska le 7 novembre 1867 dans un vieux quartier de Varsovie. Son père est professeur de mathématiques et de physique et sa mère est institutrice.
La découverte de la philosophie d’Auguste Comte, le fondateur du positivisme et de la sociologie, renforcera sa passion pour la physique et les mathématiques. Sa famille étant devenu désargentée, et l’accès aux études scientifiques étant peu commun pour une femme à cette époque, sa décision de poursuivre une carrière scientifique va la confronter à de multiples difficultés.
Marie quitte la Pologne pour la France en 1891. Elle étudiera les mathématiques en suivant les cours de deux mathématiciens de renom, Paul Painlevé et Paul Appell, ainsi que des physiciens Léon Brillouin et Gabriel Lippmann. Ce dernier, très impressionné par les qualités de Marie, obtient pour elle la commande d’une étude sur l’aimantation de différents types d’acier. Mais la chercheuse, qui a aussi obtenu une licence de mathématique, manque de connaissances sur le magnétisme de la matière, et cela va la conduire à se renseigner auprès d’un des plus grands spécialistes de l’époque : Pierre Curie.
Elle hésitera à accepter la demande en mariage de Pierre Curie, pensant un temps avoir un poste à l’université en Pologne où elle était retournée. Elle reviendra sur sa décision et le couple se mariera le 26 juillet 1895, à Sceaux. De cette union naîtra en 1897 Irène Curie qui, comme sa mère, décrochera un prix Nobel de chimie. La même année, elle entreprend des recherches sur un nouveau phénomène que venait de mettre en évidence Henri Becquerel, ayant choisi ce sujet pour sa thèse de doctorat. Ce nouveau phénomène sera baptisé par Marie du nom de radioactivité. Rejointe en 1898 par Pierre Curie qui abandonne ses recherches sur la piézo-électricité, ils annonceront la même année qu’ils ont réussi à extraire des tonnes de ce minerai deux nouveaux éléments radioactifs, le radium et le polonium. Cette découverte leur vaudra l’attribution du prix Nobel de 1903 avec Becquerel.
Pierre Curie meurt d’un accident de rue en 1906. Marie Curie remplacera Pierre à son poste de professeur à la Sorbonne, une grande première pour l’époque. En 1909, elle est nommée professeur titulaire dans sa chaire de physique générale, puis de physique générale et radioactivité.
En 1911, elle décrochera le prix Nobel de chimie et sera la seule femme présente au mythique congrès Solvay de cette même année. Là-bas, elle discutera avec Ernst Rutherford et une jeune étoile montante de la physique théorique, Albert Einstein, avec qui elle restera liée.
Pendant la première guerre mondiale, Marie Curie va beaucoup s’impliquer pour que la nouvelle technique de la radiographie soit disponible sur le front, afin d’aider les chirurgiens à localiser puis extraire les fragments métalliques dans le corps des blessés. Sa fille Irène, âgée seulement de 18 ans, l’assistera.
Après la guerre, son exemple constituera une aide précieuse dans les différentes luttes pour la cause des femmes, en particulier bien sûr dans le domaine des sciences. Elle deviendra une figure médiatique aux États-Unis, où elle fera campagne pour récolter des fonds pour la recherche scientifique avec du radium.
Malheureusement, les longues heures d’expositions à des substances radioactives avant qu’on n’en connaisse vraiment la dangerosité vont conduire à détériorer sa santé. Elle développe une leucémie.
Elle se rend au sanatorium de Sancellemoz en Haute-Savoie en 1934 où elle décède le 4 juillet.

Frida Kahlo :

"La partie la plus importante du corps est le cerveau. Du visage, j’aime les sourcils et les yeux."
"Les pieds, pourquoi aurais-je besoin de vous quand j’ai des ailes pour voler ?"

Sans aucun doute l’une des plus grandes artistes du XXe siècle, Frida Kahlo était une femme passionnée qui exprimait sa douleur chronique et sa sexualité à travers l’autoportrait.
Ayant contracté la polio à l’âge de six ans, Frida Kahlo s’est retrouvée avec une jambe plus courte et plus mince que l’autre, ce qui a fait d’elle la cible de moqueries à l’école pendant son adolescence.
Kahlo était une étudiante prometteuse qui espérait faire des études de médecine, mais à l’âge de 18 ans, un grave accident de bus l’a laissée avec des douleurs chroniques et des problèmes médicaux à vie. Ennuyée et alitée pendant une longue période, Kahlo s’est tournée vers son intérêt d’enfance pour l’art. Grâce à sa mère qui a installé un miroir au-dessus de son lit, l’artiste a pu peindre certains de ses premiers autoportraits.

Simone Veil :

« La problématique de l’inégalité des chances et des mesures correctives qu’elle appelle, chacun sait bien qu’elle va très au-delà de la question de la parité entre les hommes et les femmes. Elle est évidemment au coeur des questions d’intégration et de cohésion sociale . »

Simone Veil est née le 13 juillet 1927 à Nice dans une famille juive non pratiquante. Sous l’occupation elle fait transformer son nom d’origine Jacob grâce à de faux papiers mais se fait malgré tout arrêtée avec sa famille par la Gestapo en 1944. Elle est alors transférée dans différents camps dont Auschwitz et Bergen-Belsen. Elle et ses deux sœurs sont les seules survivantes. Elle meurt finalement le 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans.
Après la guerre, elle entame des études de Droit et entre dans la Magistrature. En 1974, elle entre dans le gouvernement de Jacques Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing en tant que ministre de la Santé jusqu’en 1979. C’est à elle que l’on doit la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dépénalisant l’avortement. Votée en 1974, elle entre en vigueur en 1975. Simone Veil a fait face alors à de nombreuses menaces et intimidations mais ce combat lui a apporté une grande popularité. Son parcours politique continue au Parlement Européen dont elle occupe le poste de Présidente de 1979 à 1982. Elle sera par la suite ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement d’Edouard Balladur en 1993 puis membre du Conseil Constitutionnel entre 1998 et 2007. En dehors de la vie politique, elle a été également Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et en 2010 Simone Veil entre à la prestigieuse Académie française. Elle est décédée le 30 juin 2017, à l’âge de 89 ans.
Elle est entrée au Panthéon avec son mari Antoine le 1er juillet 2018.

Emma Watson :

« Les hommes comme les femmes devraient avoir le droit d’être sensibles, comme ils devraient avoir le droit d’être forts. »
« L’égalité des sexes libère non seulement les femmes, mais aussi les hommes soumis aux stéréotypes du genre. »
« He for she »

Emma Watson, née le 15 avril 1990 à Paris, est une actrice britannique, qui s’est fait connaître avec l’adaptation au cinéma de la saga Harry Potter, au succès planétaire. A seulement 10 ans, Emma Charlotte Duerre Watson débute sa carrière en toute simplicité avec le rôle d’Hermione Granger dans le premier volet, Harry Potter à l’école des sorciers sorti en 2001. Elle jouera dans les sept volets suivants. Avec cette saga, elle se fait une place dans le cercle fermé des stars de cinéma.
En 2007, elle tourne pour la première fois dans un téléfilm, Ballet Shoes, dans lequel elle tient le rôle principal de Pauline Fossil. En 2008, elle prête sa voix à la Princesse Pea dans La Légende de Despereaux et en 2011, elle joua Lucy, une des costumières de Marilyn, dans le film « My week with Marilyn ». La saga "Harry Potter" lui vaut vingt-huit nominations à diverses récompenses cinématographiques, et elle en remporte treize dont quatre fois comme meilleure actrice. Elle occupe alors la première place des actrices les plus rentables de la décennie de 2000 à 2009 et devient avec les deux autres acteurs de la saga, Daniel Radcliffe et Rupert Grint, le trio le plus apprécié des jeunes. Les empreintes de mains et de pieds de ces trois acteurs se trouvent désormais devant le théâtre chinois de Grauma sur Hollywood Boulevard.

Les combats féministes menés par Emma Watson ne sont un secret pour personne. L’actrice se bat depuis des années pour l’égalité des sexes et a été nomméeambassadrice des Nations Unies pour les femmes en 2014 à l’âge de 24 ans. Elle a également fondé son propre club de lecture « Our Shared Selves » dans le but de créer un dialogue et une discussion sur divers problèmes et perspectives féministes.

Joséphine Baker :

“Eh oui ! Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c’est danser, j’aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d’une danse ou d’un refrain.”
"Vous devez obtenir une éducation. Vous devez aller à l’école, et vous devez apprendre à vous protéger. Et vous devez apprendre à vous protéger avec le stylo et pas avec le pistolet."
"Un jour j’ai réalisé que j’habitais dans un pays où j’avais peur d’être noire. C’était un pays réservé aux Blancs. Il n’y avait pas de place pour les Noirs. J’étouffais aux États-Unis. Beaucoup d’entre nous sommes partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris"
"Tous les hommes peuvent vivre ensemble, s’ils le souhaitent."

Chanteuse, danseuse et comédienne bientôt accueillie au Panthéon à Paris : Joséphine Baker avait tous les talents. Adulée en Europe, elle se heurtera au racisme de l’Amérique ségrégationniste, son pays natal. Serti de superbes archives, le récit du destin hors du commun de la première star noire et de ses combats.
La marche pour les droits civiques, à Washington, demeure "le plus beau jour de [sa] vie". En ce 28 août 1963, vêtue de l’uniforme de la France libre, Joséphine Baker est la seule femme à s’exprimer, aux côtés de Martin Luther King, devant une foule mêlant Blancs et Noirs. Ce discours est l’aboutissement d’une vie de succès mais aussi de brimades et de luttes. Enfant pauvre du Missouri, Joséphine fuit, à 13 ans, la famille de Blancs qui la traite en esclave pour suivre une troupe de théâtre. Après une incursion dans le music-hall à New York, elle saisit au vol la proposition d’un producteur qui monte un spectacle à Paris. Avec son animation et sa plus grande tolérance, la Ville lumière la conquiert. Ses habitants, et bientôt toute l’Europe, s’entichent de cette tornade scénique, dont l’ébouriffante danse et les multiples talents (chant, danse, comédie) collent à la frénésie des Années folles.

Espionne pour la Résistance
À une époque où l’on exhibe les "indigènes" comme des bêtes de foire, Joséphine devient l’objet d’une sincère adulation mais aussi de fantasmes coloniaux. Ses tournées américaines ravivent en outre les traumatismes de l’enfance : elle se fait refouler des hôtels et la critique la prend de haut. Quant à la communauté noire, elle l’accuse de n’avoir rien fait pour les siens.
Désemparée, la star comprend qu’elle trouvera sa voie dans l’engagement politique. La guerre de 1940 lui en donne l’opportunité. Avec courage, Joséphine Baker entre dans la Résistance en qualité d’espionne. Puis, en 1951, à l’occasion d’une tournée en Floride, elle exige l’ouverture des salles de concert au public noir, et dénonce le racisme ambiant au point de s’attirer les représailles du FBI.
Nourri d’extraits parfois poignants de ses mémoires, d’entretiens et d’un riche fonds d’archives, où la star apparaît débordante d’énergie et toujours souriante – elle aimait donner le change –, puis plus sereine à mesure qu’elle trouve sa voie, ce film brosse l’émouvant portrait de la première icône noire, qui sera, le 30 novembre 2021, la sixième femme à entrer, en France, au Panthéon.

Florence Arthaud :

“J’ai eu une vie de patachon et d’aventurière. ” ...
“Ce n’est pas un métier de femme. ...
“La voile est un sport dans lequel la femme peut s’exprimer, avec sensibilité et ténacité. ” ...
“Je représente un peu la liberté de la femme. ...

Elle est celle que l’on surnomme « la petite fiancée de l’Atlantique ». Florence Arthaud voit le jour le 28 octobre 1957 à Boulogne-Billancourt. Fille de Jacques Arthaud, qui édite les récits de nombreux navigateurs, elle commence à naviguer très jeune auprès de son frère et de son père. À l’âge de 17 ans, elle est victime d’un très grave accident de la route qui la plonge dans le coma. Après plusieurs mois à l’hôpital et une longue convalescence, elle décide de choisir la vie de marin.
Elle se lance et effectue sa première traversée de l’Atlantique auprès de Jean-Claude Parisis. Elle participe à la première Route du Rhum, à l’âge de 21 ans, en 1978 et finit 11ème. 1990, est l’année de la consécration pour la navigatrice qui bat le record de Loïc Peyron, en traversant l’Atlantique en 2 jours de moins. Puis en novembre, elle remporte la Route du Rhum, devenant ainsi la première femme à gagner cette course. Elle continue sa brillante carrière, aux côtés de prestigieux navigateurs : Jean Le Cam, Luc Poupon, Bruno Peyron, Philippe Poupon. Au sommet de sa gloire, Florence Arthaud est élue championne des champions par l’Équipe en 1990. Par la suite, elle peine à trouver des sponsors pour continuer à disputer des courses. Elle se consacre à différents projets humanitaires et crée la Fondation Florence Arthaud, qui aide des jeunes en difficulté en les faisant naviguer.
Parallèlement à sa carrière de navigatrice, Florence Arthaud enregistre en 1989 avec Pierre Bachelet un duo, Flo, qui rencontre un grand succès. En 2009, elle écrit son autobiographie Un vent de liberté. En 2015, paraît Cette nuit, la mer est noire, où elle raconte son accident survenu en octobre 2011. Tombée en pleine mer sans gilet de sauvetage, elle doit sa survie à sa mère à qui elle téléphone et qui prévient les secours. Elle est sauvée deux heures plus tard et hospitalisée en état d’hypothermie.
Elle trouve la mort le 9 mars 2015 à 57 ans dans un crash d’hélicoptère en Argentine lors du tournage de l’émission de téléréalité de TF1, Dropped.